Le blog MjCoaching est destiné aux discussions sur les thèmes de mes articles "Saviez-vous que..." Sentez-vous libres de l'alimenter par vos commentaires, témoignages et illustrations. Je vous invite à faire preuve de respect dans un esprit constructif. Merci pour votre contribution. Michelle Jourdan
SAVEZ-VOUS QUE MON LIVRE SERA BIENTOT DISPONIBLE SUR AMAZON ?
Encore un peu de patience...
En avant-première, un indice qui vous permettra de reconnaître mon livre sur le site d'Amazon.
Comptez sur moi pour vous faire signe le jour J.
Si tout se passe comme prévu, la couverture ressemblera à ceci :
Belle semaine !
A très bientôt !
Mj
SAVIEZ-VOUS QUE JE RECHERCHE UNE MAISON D'EDITION ?
J’imagine que vous
n’avez pas fermé l’œil du week-end !
De quel scoop
s’agit-il ? De quoi va-t-elle nous parler ? Que va-t-elle nous
annoncer ?
Une sorte de
quatrième enfant est en passe de naître ! Sauf que la gestation de
celui-ci a duré onze ans.
Mon premier livre,
puisqu’il s’agit de lui est fin prêt.
De quoi peut-il
bien parler ?
De parentalité bien sûr !
En effet, il y a
onze ans, lors de ma première grossesse, je me suis promis d’écrire le livre
que j’aurais aimé lire avant d’avoir un bébé.
J’aurai plusieurs occasions de revenir sur les raisons. Ce qui compte
aujourd’hui, c’est de vous informer que ce livre est officiellement terminé.
Cette fois, c’est
moi qui ai besoin de vos suggestions.
Si vous êtes éditeur, travaillez pour une
maison d’édition, avez un contact ou quelqu’un à me conseiller pour publier mon
livre, je suis preneuse.
Vous savez comment
me joindre.
Alors, à vos
carnets d’adresses !
Et d’avance, MERCI.
SAVIEZ-VOUS QU’ETRE MERE EST UN TRAVAIL ?
- Maman
- Maman, ce n’est pas un métier et le monsieur note ménagère.
Voici l’extrait
d’un échange il y a quelques jours avec une suissesse qui souhaitait reprendre
une activité professionnelle à l’extérieur de chez elle, ses enfants devenus
grands.
Cet échange a
réactivé des réponses que j’entends, beaucoup trop souvent à mon goût, de mères
de plusieurs enfants qui finissent par se considérer comme ne travaillant pas.
La fête des mères
est célébrée dans plusieurs pays. En Suisse il y a quelques semaines maintenant
et en France le week-end dernier. Toutes les occasions de célébrer sont à mes
yeux, bonnes, et c’est avec une joie et une émotion particulière que je reçois à
chaque fois (merci les enseignants) un cadeau, un poème, un texte ou toute
autre marque de reconnaissance et d’affection de nos enfants.
Ici, le plus beau dessous de plats accompagné de ce texte :
Pour maman :
Un bisou pour te dire bonjour,
Un bisou pour te dire bonsoir,
Un bisou pour te dire merci,
Et cent mille bisous
Qui ne suffiraient même pas
A te dire "Je t'aime !"
Bonne fête maman !
Je pourrais me
contenter de me réjouir et me taire. Une sorte de « sois contente et
tais-toi ».
Mais je pense que
vous commencez à me connaître... Et j’aimerais saisir cette occasion pour
dénoncer le manque de reconnaissance lié au statut de mère et plus
particulièrement de celle qui fait le choix d’arrêter une activité
professionnelle extérieure pour élever et éduquer son ou ses enfants.
Je ne compte plus
le nombre de femmes talentueuses, qui, parce qu’elles ont fait ce choix,
manquent de confiance en elles et répondent d’ailleurs souvent à que fais-tu
dans la vie ? « Je ne
travaille pas ». Mon cœur se déchire un peu à chaque fois parce que ma
conviction profonde est que ces femmes exercent le métier le plus utile au
monde. Comment se sentir valorisée, utile, si prendre soin de l’avenir du monde
c’est ne rien faire ?
C’est bien entendu
beaucoup mieux de payer d’autres personnes pour s’occuper de nos propres
enfants… Pendant qu’au travail, on a des choses, bien plus importantes à faire…
Voilà ce que notre société nous dit ! Je n’ai même pas besoin d’exagérer.
Heureusement,
plusieurs femmes assument et apprécient de prendre soin de leur
progéniture ! Mais beaucoup trop le disent encore en chuchotant, comme si
travailler avec et pour nos enfants avait moins d’importance que s’occuper des
enfants des autres ou que n’importe quel autre travail.
Svp mesdames,
arrêtez de dire que vous ne faites rien, alors que c’est un travail à plein
temps de prendre correctement soin d’un bébé. Le pourcentage diminue avec le
temps mais ce travail doit être reconnu pour des mères et des enfants épanouis.
Pour reprendre cet
exemple, l’assistante maternelle travaille. Mais la mère qui fait la même chose
avec ses propres enfants ne travaille pas. Et pourtant lequel des deux est le
plus difficile ?
Combien de mères, en congé parental (1- 3 ans pris en
charge par l’état en France), reprennent plus tôt leur carrière précédente
parce que c’est trop difficile ! Ou peut être parce que c’est si peu
valorisé…
A défaut de les
rémunérer correctement pour le travail (oui, l’amour ne suffit pas) et les
services rendus à l’humanité, je nous invite à honorer nos mères, parce que
ressentir que notre travail est apprécié donne envie de donner le meilleur de soi
en l’exerçant. Des mamans profondément heureuses ont plus de chance de faire
des bébés heureux.
Comment vivez-vous
ou avez-vous vécu votre présence auprès de vos enfants les premiers mois, les
premières années ?
Savez-vous comment aider votre enfant qui présente un déficit d’attention avec (ou sans) hyperactivité (TDAH ou TDA) ?
En examinant la
littérature au sujet de mon travail de recherche sur l’attention qui m’occupe
en ce moment, je suis tombée sur ces recommandations que je trouve pertinentes.
Les voici,
proposées par deux neuropsychologues canadiennes qui dirigent le Centre d’Evaluation
Neuropsychologique et d’Orientation Pédagogique C.E.N.O.P.-F.L. à Montréal :
Janine Lussier et Janine Flessas :
- Dispenser encouragements et félicitations. Offrir une rétroaction et un renforcement immédiat devant les petites réalisations de votre enfant. Prévoir un retrait de privilège automatique et immédiat quant les règles sont transgressées.
- Clarifier et réduire à l’essentiel les règles de bienséance à la maison. Rester constant dans les consignes et les mesures disciplinaires. Prévoir une conséquence positive ou négative associée au respect ou non des règles.
- Imaginer un système simple et concret de récompenses (jetons, étampes…) et en varier souvent la forme.
- Fixer des balises claires à votre enfant (éviter les « Ne rentre pas trop tard, ne va pas trop loin »). Dites précisément ce que vous attendez de lui.
- Déterminer les points forts de votre enfant et ses champs d’intérêt particulier (ses passe-temps) et les exploiter (en général, les enfants qui ont un TDA/H sont extrêmement créatifs).
- Augmenter les occasions de valorisation ; limiter le nombre d’objectifs à atteindre et les augmenter graduellement pour que le défi soit réaliste. Mettre l’emphase sur ce qu’il réussit. Créer de l’importance à l’activité qu’il réalise en invitant toute la famille à assister à l’une de ses performances.
- Établir une routine et afficher la séquence des activités ou des tâches quotidiennes prévues à l’aide d’illustrations drôles pour attirer son attention, modifier les illustrations quand le respect de la routine diminue. Afficher le calendrier des activités scolaires quotidiennes hebdomadaires pour le préparer d’avance si des changements sont envisagés.
- Habituer votre enfant à écrire une liste de tâches qu’il doit accomplir et qu’il peut biffer à mesure de leur exécution.
- Fragmenter les tâches (deux fois cinq problèmes sont beaucoup plus faciles à faire que dix problèmes).
- Formuler des consignes claires et simples. Éviter de multiplier des demandes. Ne donner qu’une consigne à la fois. S’assurer de lui parler directement dans les yeux.
- Aider votre enfant à s’organiser. Ne pas le juger sur ce que vous croyez qu’il devrait être en mesure de faire à son âge. Se servir d’un chronomètre pour aider votre enfant à structurer son temps, notamment pour ses travaux scolaires à la maison.
- Revoir avec lui chaque soir au coucher (à établir dans la routine) ses points de fierté et ses moments de déception de lui-même ; en profiter pour discuter des efforts qu’il fournit. Aider votre enfant à corriger ses erreurs en cherchant avec lui des stratégies pour éviter la récidive.
Extrait
de :
Neuropsychologie
de l’enfant. Troubles développementaux et de l’apprentissage.
2ème édition. Francine Lussier & Janine Flessas. Dunod, Paris,
2009. p.148- 149.
SAVIEZ-VOUS QUE L’ETAT ACTUEL DES RELATIONS PARENTS/ADOLESCENTS DEPEND SURTOUT ET AVANT TOUT DE SES ETATS ANTERIEURS ?
J’espère que votre
année 2013 a commencé aussi bien que possible !
Les enfants dont je
parle beaucoup un beau jour deviennent de jeunes adultes. Expression que je
préfère à celle d’adolescents qui comporte actuellement une connotation
forcément conflictuelle.
Cette période de changements, réaménagements,
réorganisations, ajustements… de transition nécessaire représente un défi pour
beaucoup de parents. Pourtant, qui dit transition, dit passage d’un état à un
autre, d’un type de relation à un autre, d’un mode de fonctionnement à un
autre. Il faut donc qu’il y ait eu quelque chose avant. Ce qui suivra dépendra
aussi et surtout de ce qui aura été. Ce qui implique qu’il y est eu quelque
chose. Avant de basculer dans la philosophie, je vous propose les extraits d’un
article qui met en évidence les questionnements fondamentaux sur les dynamiques
familiales à l’adolescence. Je l’ai choisi parce qu’il offre une revue critique
de l’évolution de la recherche et formule des propositions d’actions de
prévention. Tout ceci va dans le sens d’une mise en évidence des choses
positives chez l’adolescent et non pas seulement de ses comportements problématiques.
Pour faire court,
je passe sur les sources de la connaissance qu’ont les parents des activités de
temps libre de l’adolescent que vous trouverez si cela vous intéresse ici.
L’article de
Cyrille PERCHEC et Michel CLAES paru dans la revue Enfance est intitulé :
Que peuvent faire les parents pour promouvoir l’ajustement psychosocial de
l’adolescent ?
Cet article met en
lien les styles éducatifs parentaux et le développement de l’adolescent. Il
aborde les pratiques éducatives parentales et l’ajustement psychosocial de
l’adolescent. Les auteurs reconnaissent que parents et adolescents s’influencent
réciproquement. Ils font référence à Patterson et ses collègues qui
« constatent que les parents d’adolescents délinquants sont très peu
informés de ce qu’ils font durant leur temps libre, et interprètent cette
faible connaissance parentale comme étant le reflet d’un manque de surveillance
parentale, à l’origine, selon eux, des problèmes d’ajustement des jeunes… plus
les parents supervisent et contrôlent les activités de temps libre de
l’adolescent, moins ce dernier risque d’être livré à lui-même, d’être exposé à
des pairs déviants ou des contextes à risques et, par conséquent, de connaître
lui-même des difficultés d’ajustement (Dischion & McMahon, 1998).
Par ailleurs, le
statut d’agent actif de l’adolescent est reconnu en ce sens que « la
connaissance parentale repose davantage sur la bonne volonté du jeune en
matière de partage d’informations que sur les efforts parentaux visant à en
recueillir ».
Voici les
conclusions de l’article : que peuvent faire les parents ?
« Les
programmes de prévention sont, depuis longtemps, principalement orientés vers
la promotion du contrôle parental, en invitant l’ensemble des parents à
superviser davantage les activités de temps libre de leur adolescent et mettre
en place des règles plus strictes quant aux sorties… Des études mettent en
évidence les effets délétères de certaines formes intrusives de contrôle qui ne
respectent pas l’intimité des adolescents, ou de formes non objectivement
intrusives mais vécues comme telles par les adolescents ; d’autres travaux
indiquent que les jeunes peuvent réagir négativement en cas de renforcement
soudain du contrôle parental, par un processus de « réactance
psychologique ». Inviter les parents à contrôler toujours plus les
activités de temps libre de l’adolescent ne semble donc pas être la meilleure
recommandation que les chercheurs puissent formuler.
Évidemment, il ne s’agit
pas non plus d’inviter les parents à cesser d’exercer toute forme de contrôle,
d’arrêter de fixer des règles, imposer des limites ou exprimer des
attentes ; mais plutôt de préciser les contextes dans lesquels les
stratégies parentales telles que la sollicitation s’avèrent pertinentes et de
reconnaître que, bien souvent, les parents sont informés de ce que fait leur
adolescent sans avoir besoin de mettre en œuvre des stratégies orientées vers
ce but. Ainsi, lorsque la relation parent-adolescent se caractérise par la
confiance mutuelle, l’emploi de telles stratégies s’avère probablement moins
utile pour recueillir des informations dans les domaines qui intéressent les
parents, tout en gardant légitimement d’autres secrètes, car intimes- que
lorsque les échanges au quotidien entre parents et adolescents n’offrent pas de
telles opportunités de partage.
Nous pouvons
conseiller aux parents non pas de contrôler toujours davantage les allers et
venues de leur adolescent, mais de se contrôler davantage, en évitant les
formes intrusives de contrôle et autres comportements ou attitudes qui nuisent
à la qualité de la relation et à la confiance mutuelle entre les membres de la
famille et dissuadent l’adolescent de partager spontanément les expériences
qu’il vit en dehors du domicile familial. En vue du maintien d’un tel climat,
nous pouvons encourager les parents à exprimer leur affection, se montrer à
l’écoute, faire savoir à l’adolescent qu’il est important à leurs yeux et,
enfin, accepter de ne pouvoir tout contrôler. »
Vous connaissez
peut-être la formule : la confiance n’exclut pas le contrôle ? Eh
bien, avec un adolescent, le contrôle a plutôt tendance à tueur la confiance…
Beaucoup de parents aimeraient reprendre les choses en main devant les déviances
de leur enfant qui devient un jeune adulte… c’est justement le contraire dont
votre enfant a besoin… pour qu’à cette période si déterminante de sa vie, vous
puissiez l’accompagner au travers de cette relation de confiance.
Pour
aller plus loin :
- Karina Weichold and Rainer K. Silbereisen (2012). Pour la promotion d’une vision positive de l’adolescence. Enfance, 2012, pp 345-356 doi:10.4074/S0013754512003084
-
Inscription à :
Articles (Atom)


